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Témoignage de bénévoles (suite)

  • il y a 3 jours
  • 3 min de lecture

Un Brin de Causette a démaré une série de témoignages de bénévoles, pour montrer la réalité du quotidien au 1 rue Sarrazin à Nantes pendant un service du matin, du lundi au samedi.



La deuxième bénévole qui témoigne de son expérience est Béa, de l'équipe du dimanche puis du samedi.


Elle vous raconte son histoire :


Depuis combien de temps es-tu bénévole dans l’association Un Brin de Causette et comment es-tu devenue bénévole ?

Ça doit faire 15 ans. Je cherchais un engagement plutôt le week-end car j’avais de enfants tout-petits. Une copine de réseau professionnel m’a parlé de l’asso, où elle allait un dimanche par mois servir des p’tits déjeuners à des SDF et je me suis dit que le dimanche matin, c’était assez transparent dans mon organisation familiale.

J’ai démarré dans une des quatre équipes du dimanche. Puis je suis devenue responsable d’équipe. Mais avec le covid, et après la fermeture, on n’a pas rouvert le dimanche. Alors au début, j’ai reporté ma dispo au samedi matin, en tant que simple bénévole, mais avec un rythme tous les deux mois car ça m’arrange moins dans mon emploi du temps.

 

Quel est ton rôle ?

Je suis bénévole au service du matin de 7h à 10h45. Ma mission démarre à 6h45 et alterne entre cuisine (où on prépare les plateaux de tartines, le café, le chocolat, la soupe) et salle pour le service. Et il y a la plonge, la cuisine, le ravitaillement. Je ne me vois pas faire toujours la même tâche mais c'est au choix de chacun le matin. Ce qui est sympa c'est quand on a le temps de se poser en salle et de discuter avec les accueilli·e·s. Une fois le service terminé, on s’organise pour le ménage en salle et en cuisine. On peut faire tous les postes et à 5 bénévoles, la matinée passe vite.


Comment t’organises-tu pour intégrer le bénévolat dans ta vie ou ton agenda ?

Je ne suis disponible que le week-end et ça ne me gêne pas du tout de me lever le matin. Alors venir une fois par mois n’était pas compliqué. Avec certains qui venaient de la Chapelle-sur-Erdre, on faisait du covoiturage ou bien j’allais en transport en commun, car moi j’habite à Nantes et à une demi-heure en bus ou à 20 minutes en vélo (surtout à 6h du matin !!).


Qu’est-ce que tu préfères quand tu viens comme cela au service du matin ?

Retrouver l’équipe car on s’entend bien et c’est sympa d’avoir les nouvelles surtout qu’on ne se voit pas tous à chaque fois (en fonction des fréquences de chacun).

Et puis avec les accueilli·e·s, c’est drôle de voir que le service demande de l’abnégation et qu’il suffit aussi d’être là, à leur écoute, à leur service justement. On retrouve un lien fort qui est simplement de l’humanité. Qu’on soit quelqu’un d’autre dans la vie (professionnel, parent, avec ou sans responsabilité), à Un Brin de Causette, on est juste une personne qui va servir une autre personne qui en a besoin. Beaucoup d’humilité, d’attention à l’autre. Et c’est juste sympa !


Qu’est-ce que tu dirais à une personne qui souhaite devenir bénévole mais qui hésiterait encore à venir dans l’asso ?

Si on est du matin (il faut être au local à 6h45 quand même !!) et qu’on a envie d’aider, Un Brin de Causette est l’endroit rêvé ! L’ambiance est sympa en cuisine, la matinée passe très vite et s’il y a des moments d’énervement dans la salle ou si un bénévole a des difficultés avec un accueilli, tout l’équipe est là pour gérer le problème ou l’aider à gérer la situation. Et puis se sentir utile pour les plus démuni·e·s, qui sont en galère, c’est tout de même gratifiant et ça vaut le sacrifice de se lever tôt !

 
 
 

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