Témoignage de bénévoles
- unbrindecausette44
- il y a 4 heures
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Un Brin de Causette démarre une série de témoignages de bénévoles, pour montrer la réalité du quotidien au 1 rue Sarrazin à Nantes pendant un service du matin, du lundi au samedi.

La première bénévole qui témoigne de son expérience est Gaëlla, de l'équipe du samedi.
Elle vous raconte son histoire :
Depuis combien de temps es-tu bénévole dans l’association Un Brin de Causette ?
Depuis 2006, 20 ans bientôt, j'ai commencé dans l'équipe du dimanche, à l'époque on proposait des plats chauds, mais aussi des sandwichs, des fruits, des yaourts, etc. Et maintenant j'ai intégré l'équipe du samedi.
Comment es-tu devenue bénévole ?
Je connais depuis très longtemps l'association et ces personnes en grandes précarité me touchent beaucoup car ça peut tous nous arriver. Je suis heureuse de poursuivre l'œuvre de Marion Cahour.
Quel est ton rôle ?
Je suis co-responsable de l'équipe du samedi. Avec Sylvie, mon binôme nous nous assurons qu'il y ait toujours au moins 5 ou 6 bénévoles pour le service, mais également à entretenir une convivialité dans l'équipe afin que chacun s'y sente bien, trouve sa place. Nous sommes un lien avec le Conseil d’Administration d’Un Brin de Causette pour la transmission des informations importantes. Nous veillons aussi à ce que les règles soient appliquées pour le bien de tous.
Dans notre équipe il n’y a pas de poste fixe et chacun peut aussi bien servir en salle, accueillir, faire les tartines, laver la vaisselle ou être derrière les fourneaux.
Nous devons veiller à servir, accueillir toute personne, sans jugement et sans préjugé, quel que soit son passé, ce qu'elle est ou son degré d'hygiène.
Comment t’organises-tu pour intégrer le bénévolat dans ta vie ou ton agenda ? 2
Grâce au planning en ligne, je m'inscris environ pour deux services par mois. La notion d'engagement est primordiale donc dès que c'est inscrit dans l'agenda je bloque cette matinée. Cela coûte parfois de se lever tôt un samedi matin, quand en semaine on travaille. Mais en 20 ans, je n'ai jamais regretté d'être venue. Des liens amicaux se tissent avec les autres bénévoles et je prends vraiment plaisir à les retrouver pour servir nos frères et sœurs démunis. Si nous ne sommes pas 5 ou 6, nous ne pouvons ouvrir donc c'est 120 accueillis qui seront pénalisés. Mon engagement est important.
Grâce au plan
Qu’est-ce que tu préfères quand tu viens comme cela au service du matin ?
Ce que j'aime c'est l'accueil : saluer la personne qui arrive, si possible par son prénom quand je m'en souviens, lui souhaiter la bienvenue, l'accueillir. Qu'elle se sente attendue et que durant le laps de temps où elle est présente elle puisse trouver un peu de chaleur humaine, des bénévoles souriants.
J'aime prendre le temps de discuter, raconter des blagues et leur donner un peu le sourire.
Parfois, il faut pouvoir écouter la souffrance, être disponible pour entendre les galères, les confidences intimes des uns ou des autres.
Nous serons parfois leurs seuls liens sociaux de la journée, ils n'auront parfois pas d'autres personnes avec qui parler.
As-tu une anecdote à raconter ?
Des anecdotes, elles sont nombreuses mais je suis toujours émerveillée par la joie qui se dégage en fin de service quand je sais qu'encore ce matin-là environ 120 accueillis ont été servis aussi généreusement que nous pouvions.
Je ris toujours aussi à la fameuse phrase à double sens lorsqu'on apporte le café à table : « ah mais Monsieur n'a pas de bol ». On rit tous de bon cœur car en effet c'est le point commun de beaucoup d'accueillis. En l’occurrence, aller chercher le bol est le plus facile.
Qu’est-ce que tu dirais à une personne qui souhaite devenir bénévole mais qui hésite encore à venir dans l’asso ?
Si l'envie est là, qu'elle prenne contact avec l'association pour venir essayer, L'idéal est de faire un service un matin. Toute personne qui a le désir d'être au service de son frère ou sœur en galère est la bienvenue.




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